1908 Délib. du C. Municipal

1908 21 février

Extrait des délibérations du Conseil Municipal

Les bains et lavoirs du quai Baco occupent une superficie de 928 mètres; ils ont été construit en 1856, c’est à dire, il y a plus de 50 ans. Ils ont été entretenus sans beaucoup de frais, mais ils sont arrivés à un tel état de vétusté que les réparations à y faire coûteraient aussi cher qu’une reconstruction.

L’installation du lavoir est également très défectueuse et d’un fonctionnement difficile. La clientèle ainsi que ceux des bains va en diminuant chaque année. L’une et l’autre s’élèvent contre le délabrement de l’établissement.

Nous estimons à 60 000 francs les réparations qu’il faudrait entreprendre pour le mettre en état. Mais il faut remarquer que les améliorations qu’on pourrait y introduire ne lui donnerai pas l’étendue qu’il devrait avoir pour suffire aux exigences d’une clientèle déjà trop nombreuse qu’elle se trouverai mieux servie.

Aussi croyons nous qu’il faut abandonner l’emplacement qu’il occupe et chercher à le réédifier sur un terrain plus spacieux qu’on pourrait trouver entre la rue des Olivettes et la chaussée de la Madeleine.

Le terrain devenu libre par la démolition de l’établissement actuel serait incorporé à la voie publique et donnerai à cette partie du quai de la Maison Rouge l’espace qui lui manque à certains jours de la semaine. Ce serait une grande amélioration de voirie que verraient avec plaisir les commerçants du quartier.

Messieurs, nous vous proposons d’adopter le principe des transformations que je viens de vous exposer et de nous autoriser à faire établir les plans et devis estimatifs des dépenses qu’elles occasionneraient ainsi que la recherche d’un emplacement nouveau dans le 4ème canton.

Le Maire; E. Sarradin

Avis favorable de la Commission des Travaux publics, le Conseil adopte les conclusion de l’exposé.

18 juillet 1908

le Préfet de la Loire Inférieure à Mr le Maire de Nantes

Monsieur le Ministre de l’agriculture, saisi d’une demande formée par le conseil municipal de Nantes, a l’effet d’obtenir l’attribution sur les fonds provenant du pari mutuel en faveur des œuvres de bienfaisance d’une subvention destinée au transfert et à la création d’un établissement de bains, m’a par dépêche en date du 22 juin dernier, informé que:

de l’exposé de la requête en question, il résulte que le but poursuivi par la ville de Nantes n’a pas un caractère de bienfaisance proprement dite, il s’agit plutôt d’un projet intéressant l’hygiène publique. Or, au terme de la loi du 2 juin 1901, qui a crée les fonds du pari mutuel et suivant une jurisprudence constante de la commission de répartition, les ressources dont il s’agit sont exclusivement destinés à faire face aux dépenses que nécessitent la création ou l’extension d’œuvres telles que: hôpitaux, hospices, dispensaires, asiles, crèches, etc.

la demande fournie par la ville ne rentre pas dans cette catégorie et ne peut donc être favorablement accueillie.